La date du début du Ramadan a été dévoilée jeudi en Algérie, en France et dans tous les pays musulmans. Le mois sacré a commencé ce vendredi 24 avril dans la plupart des pays. L’occasion pour nous de revoir le nombre d’heures que les musulmans vont jeûner cette année.
Chaque année, le calendrier lunaire redistribue les cartes : la durée du jeûne durant le Ramadan ne fait jamais du surplace. D’un pays à l’autre, d’une latitude à l’autre, l’attente avant le coucher du soleil s’étire ou se raccourcit. Cette fois, c’est l’Algérie qui détient le record. Les musulmans d’Alger devront tenir environ 16 heures sans manger ni boire, une épreuve d’endurance qui se joue à la minute près. Aux Comores, l’attente est un peu moins longue : là-bas, le jeûne se limite à 12 heures et 50 minutes en moyenne.
Les chiffres ne laissent aucune place au hasard. Pour le premier jour du Ramadan à Alger, la rupture du jeûne n’arrivera qu’après 15 heures et 8 minutes. Et ce n’est pas un cas isolé : à la toute fin du mois, il faudra patienter jusqu’à 16 heures et 13 minutes. Les Tunisiens, eux, connaissent quasiment le même rythme, à peine une minute de décalage, comme un clin d’œil à leur voisinage. Au Maroc, le top départ du Ramadan est donné le samedi 25 avril. À Rabat, on rompra le jeûne au bout de 14 heures et 55 minutes le premier jour, puis 15 heures et 53 minutes pour le dernier iftar.
Les horaires du jeûne en France
Le calendrier du Ramadan en France, lui aussi, s’adapte aux fuseaux horaires. La Grande Mosquée de Paris publie chaque année les horaires à suivre, mais l’heure exacte change avec la géographie. À Paris, tout commence à 4h59 du matin : les premiers fidèles entament leur jeûne alors que la ville sommeille encore. La rupture, elle, ne sonnera qu’à 20h58. Résultat : près de 16 heures de jeûne dès le premier jour pour les Parisiens. Et la courbe grimpe encore : le dernier jour, le jeûne s’étire jusqu’à 17 heures et 44 minutes.
Cette année, le contexte n’a rien de banal. La pandémie de coronavirus bouleverse les habitudes. Les courses alimentaires sont devenues plus complexes, les étals moins fournis, et les mosquées sont contraintes de garder porte close. Impossible de se retrouver pour les prières collectives de Tarawih ; la dimension communautaire du Ramadan se vit à distance, chacun chez soi.
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, Grande Mosquée de Paris (@mosqueedeparis) 23 avril 2020
Tenir, patienter, compter les heures : ce Ramadan, plus que jamais, met la résilience à l’épreuve. Pourtant, derrière chaque iftar, une certitude demeure : la force de la communauté ne s’efface pas, elle se réinvente, même quand les horloges rallongent l’attente.

