Dans les coulisses de la saison 2 d’en thérapie

2021 n’a pas seulement été marquée par des chiffres, mais par un phénomène : En thérapie a littéralement explosé l’audience sur Arte. Impossible d’ignorer le parcours du psychanalyste Dayan, dont chaque séance a captivé des millions de spectateurs. Avec plus de 54 millions de vues pour sa première saison, la série s’est imposée comme un rendez-vous incontournable. Dès lors, l’attente autour de la saison 2 a pris des proportions vertigineuses. Cap sur les dessous de ce second chapitre, lui aussi propulsé sous le feu des projecteurs.

En thérapie : adaptation d’un classique israélien devenue phénomène

Avant de conquérir la France, En thérapie a vu le jour en Israël sous le nom de Be Tipul. Éric Toledano et Olivier Nakache, déjà connus pour leur flair, ont misé juste en adaptant cette série. Dès sa diffusion en 2021, l’audience a atteint des sommets : plus de 54 millions de visionnages pour la première saison, un exploit rare pour une production française.

Le fil rouge ? Le cabinet du psychanalyste Philippe Dayan, qui reçoit chaque semaine des patients marqués par des drames collectifs ou personnels. Certains viennent digérer la violence de Charlie Hebdo ou l’onde de choc du Bataclan. D’autres cherchent à recoller les morceaux d’une vie fracassée par l’actualité. La performance des acteurs, eux aussi habités par leur rôle, a largement contribué à l’écho de la série.

Les dessous de la saison 2

En thérapie

Après un démarrage en fanfare, la barre était haute : il fallait inventer une suite capable de tenir la distance. Plusieurs faits méconnus entourent la fabrication de cette saison 2 de En thérapie. Voici ce qui s’est vraiment passé derrière la caméra.

Une deuxième saison longtemps incertaine

Le public a retrouvé la série chaque jeudi, dès le 7 avril 2022 sur Arte. En moins d’un mois, la saison 2 affiche déjà 20 millions de vues. Pourtant, rien n’était gagné. Les producteurs, Éric Toledano et Olivier Nakache, confient sans détour leur préférence de cœur pour le cinéma. Leur envie de continuer l’aventure était réelle, mais l’inspiration ne coulait pas de source. Au moment d’écrire cette deuxième saison, l’équipe a même envisagé de passer à autre chose, malgré le triomphe du premier opus.

La pression était palpable : comment renouveler la série sans tomber dans la redite ? C’est alors que l’idée surgit : puiser dans l’actualité la plus brûlante, celle du Covid, et explorer ses répercussions sur la santé mentale collective. Un tournant qui a permis d’insuffler un nouveau souffle à la série, tout en restant fidèle à son ADN.

35 épisodes écrits en temps record

Comme lors du premier volet, la saison 2 compte 35 épisodes. Mais le défi était corsé : les scénaristes n’avaient que neuf mois pour livrer l’intégralité des scripts. Un marathon pour Clémence Madeleine-Perdillat et toute la cellule d’écriture, qui ont tenu la cadence sans sacrifier la qualité.

Si l’idée initiale était de suivre la trame de Be Tipul, certains choix ont bousculé le scénario. Le personnage de Claire, incarné par Charlotte Gainsbourg, a notamment été complètement repensé pour cette version française.

Le parcours singulier d’Aliocha Delmotte

Dans la saison 2, Aliocha Delmotte campe Robin, un rôle marquant. L’histoire commence pourtant sans projecteur : il découvre la série comme simple spectateur. Puis tout s’accélère lorsqu’il obtient un casting, grâce à un coup de pouce maternel. Ce qui rend son interprétation si juste ? L’expérience du confinement, qu’il a traversée lui-même, donnant à son jeu une authenticité rare.

Le réalisateur a été frappé par la présence calme, mais intense, du jeune acteur. Lors des essais, il n’a pas hésité à hausser le ton face à Frédéric Pierrot, signe d’une force de caractère inattendue. Une attitude qui a fait mouche auprès de l’équipe, convaincue d’avoir trouvé la perle rare.

La saison 2 de En thérapie n’a pas seulement confirmé le succès d’une adaptation : elle a prouvé qu’une série pouvait se réinventer en puisant dans l’air du temps, sans perdre son souffle. Derrière chaque épisode, il y a ces choix, ces hésitations et ces éclats de sincérité qui font toute la différence. Au fond, la série continue d’interroger ce qui nous trouble, nous rassemble ou nous divise, à travers le miroir d’un cabinet où chacun, l’espace d’un instant, se raconte sans fard.

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