Vos SGPT transaminases sont élevées : que dire à votre médecin lors de la consultation ?

Un taux de SGPT supérieur à la normale figure parmi les anomalies biologiques les plus fréquentes lors d’un bilan sanguin. Une élévation légère peut passer inaperçue durant des années sans provoquer de symptômes. Pourtant, elle constitue parfois le premier signal d’une maladie hépatique silencieuse ou d’une atteinte métabolique.

L’interprétation de ce résultat dépend du contexte médical général et des traitements en cours. Détailler précisément au médecin toute médication, habitude de vie ou antécédent récent s’avère déterminant pour orienter le diagnostic et décider des examens complémentaires.

Comprendre les transaminases SGPT : rôle dans l’organisme et raisons d’une élévation

Les transaminases SGPT, appelées aussi ALAT (alanine aminotransférase), sont des enzymes hépatiques que les médecins surveillent de près lors d’une prise de sang. Issues principalement du foie, elles jouent un rôle clé dans le métabolisme des acides aminés, notamment en transformant l’alanine en pyruvate. Chez l’adulte, la concentration normale varie en général de 35 à 45 unités internationales par litre, mais selon le laboratoire ou le sexe, les seuils de référence peuvent bouger.

Quand le taux de transaminases grimpe dans le sang, cela traduit souvent la libération de ces enzymes après un dommage ou la destruction des cellules hépatiques. Plusieurs situations peuvent en être à l’origine : une maladie du foie (comme une hépatite virale), une stéatose hépatique (foie gras), une intoxication aux médicaments, à l’alcool, ou encore un excès de poids qui pèse sur l’indice de masse corporelle. Parfois, une atteinte musculaire génère aussi une augmentation du taux de transaminases.

Le dosage des transaminases ALAT ne s’interprète jamais seul. Il faut le mettre en perspective avec celui des ASAT (TGO, glutamyl oxaloacétate transférase), une autre enzyme présente dans le foie mais également dans d’autres tissus. Confronter les valeurs des transaminases ALAT et ASAT ainsi que leur rapport apporte des indices essentiels pour différencier une atteinte purement hépatique d’une cause mixte. L’écoute attentive des antécédents, la recherche de signes associés et l’analyse de la situation clinique guident la suite de la prise en charge.

Jeune homme dans une salle d

Questions essentielles à aborder avec votre médecin face à des transaminases élevées

Lorsque le chiffre des transaminases SGPT s’affiche au-dessus des seuils, la discussion avec le médecin généraliste prend tout son sens. Plusieurs points précis gagnent à être abordés pour affiner l’interprétation. Commencez par lister les traitements pris régulièrement, y compris les médicaments qui paraissent anodins : paracétamol, antibiotiques, anticholestérol ou antidépresseurs, car ils peuvent tous influer sur les enzymes du foie. Pensez aussi à évoquer la consommation d’alcool, parfois minimisée, ainsi que l’utilisation de produits d’automédication ou de compléments alimentaires.

Pour aider le médecin à cerner la situation, décrivez la présence éventuelle de symptômes comme une fatigue inhabituelle, des douleurs dans la partie droite de l’abdomen, un jaunissement de la peau ou des troubles digestifs. Le contexte familial ne doit pas être négligé : si des cas de maladie du foie ou d’hépatite virale existent dans la famille, il faut le mentionner.

Certaines situations doivent aussi être signalées, même si elles semblent anodines. Voici les circonstances à mentionner lors de l’entretien :

  • Exposition récente à des substances toxiques ou à une infection virale : voyage à risque, contact rapproché avec une personne infectée, comportement à risque.
  • Habitudes de vie : surpoids, diabète, alimentation riche en sucres rapides ou en graisses saturées, autant de facteurs qui peuvent favoriser la stéatose hépatique.

N’hésitez pas à demander au praticien ce que signifie le rapport ASAT/ALAT et à quel rythme la surveillance doit être envisagée. La qualité et l’exactitude de ces échanges orientent le recours éventuel à des examens complémentaires comme une échographie du foie ou la recherche de virus hépatiques.

Face à ces résultats, chaque détail compte. Plus le dialogue est précis, plus la prise en charge peut s’adapter. Parfois, un simple ajustement de mode de vie suffit à inverser la tendance, parfois des investigations plus poussées s’imposent. Le score affiché sur une feuille n’est jamais un verdict, mais toujours un point de départ pour comprendre ce qui, dans l’ombre, cherche à se faire entendre.

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